| 13 Décembre 2010

Evangélisation en milieu rebelle
La République du Burundi, en kirundi Republika y'u Burundi, est un pays d'Afrique de l'Est sans accès à la mer, mais possédant un grand lac (lac Tanganyika) situé dans la région des Grands Lacs et entouré par la République démocratique du Congo à l'ouest, le Rwanda au nord, et la Tanzanie à l'est et au sud. C’est dans ce pays, à la situation politique plus ou moins conflictuelle, que des rebelles – cachés dans les forêts – ont fait une rencontre. La plus belle que l’on puisse faire dans sa vie, une rencontre avec la parole de DIEU.
Charles NDUWUMUKAMA, pasteur du Full Gospel Church et directeur national de CBN Burundi, après la conversion d’un enfant-soldat à Christ ; décide de toucher le problème à la source et de rencontrer ainsi, les rebelles qui terrorisaient le pays.
C’est ainsi qu’il y’a maintenant deux ans, un dimanche du mois de novembre, il descend dans la forêt pour évangéliser les rebelles.
Pendant un temps précieux, il leur parle de la parole, la vraie, la divine. La parole de Dieu et de son amour pour tous les hommes. Et si ces rebelles tendent attentivement l’oreille, ils ne lui permettent pourtant de prendre des photos comme preuve de leur entretien mais la parole a été semée et tôt ou tard, elle fleurira. Le Pasteur y croit !Toujours dans son désir de sauver ces âmes, il rencontre ensuite une des « autorités » de cette junte rebelle et là, le constat peut se faire aisément. Ces « rebelles », ce sont avant tout des enfants, des adolescents que l’on retrouve retranchés dans ces brousses, n’ayant rien à manger, pas de travail ni de parents sur qui compter, ils ont choisi les armes et la « puissance » qu’elles leur donne. Ce sont donc des « bombes à retardement » qui, confiants de la peur inspirée aux populations par les armes, deviendront des violeurs, pilleurs, des criminels ! L’histoire se passe il y’a deux ans, en 2008 précisément.
Aujourd’hui, comme le Pasteur Charles NDUWUMUKAMA, les volontaires sont nombreux. Prêts à affronter les dangers pour apporter la bonne nouvelle où le besoin se fait sentir. Mais la tâche reste lourde car si l’évangile est gratuit, l’évangélisation coûte chère. Transports, vivres à distribuer, médicaments, etc. Autant de besoins que ces « évangélistes » ne peuvent combler à eux tous seuls.
L’appel est lancé car aujourd’hui encore, dans ces forêts, se cachent des enfants abandonnés, livrés à eux- même, affamés. Des enfants qui feront le choix le plus terrible de leur vie si nous ne leur tendons pas les mains…Un choix qui les égarera et les ancrera dans le monde cruel de la violence : Le choix des armes.










